Après plus d’un mois, il est temps pour moi de faire un petit compte-rendu des Nuits de l’Ososphère de Strasbourg, festival à la programmation très pointue puisque s’y croisaient Laurent Garnier (quel festival n’a-t’il pas fait cette année ?), Au revoir Simone, Rone, Plaid, The Orb, Agoria, Goldie, Alec Empire, Sebastian, etc…

Pour ma part, j’assistais à la première soirée pour laquelle je faisais l’impasse sur Laurent Garnier (vu déjà 2 fois cette année – voir billets précédents) préférant aller voir The Orb, groupe ô combien mythique de la scène électronique anglaise qui a contribué à la reconnaissance du genre grâce à leurs premiers albums considérés comme culte.

Si le public était plutôt clairsemé au début, la salle se remplissait au fur et à mesure du show. Ils ont bien sûr joué leurs classiques dont Little Fluffy Clouds, morceau très trippant en live grâce à l’association des visuels hypnotiques et du sample lancinant d’Ennio Morricone. The Orb était accompagné par un chanteur au style Raggamuffin qui posait sa voix sur quelques morceaux. En plein milieu du concert, comme pour casser l’ambiance neurasthénique, le groupe nous livrait un mash up des Scissor Sisters mixé avec les Bee Gees en total contraste avec le reste des morceaux.

Nouveau contraste ensuite avec le concert des filles du groupe Au revoir Simone (groupe pas du tout français malgré le nom) que je ne connaissais qu’à travers un morceau. Au début de leur prestation, leur musique m’apparaissait fraîche et entêtante mais, à mi-concert, le côté redondant des morceaux commençait à me lasser un peu. Cela était sans doute dû à l’économie de moyen au niveau de leurs instruments (même son de boîte à rythme sur plusieurs titres).

Très communicatives, elles ont tout de même su s’attirer la sympathie du public.

L'un des inconvénients de ce genre de festival, c'est la profusion de groupes qui jouent dans plusieurs salles et donc, parfois, en même temps. Gros dilemme donc puisque 3 groupes m’intéressaient alors que leurs prestations se chevauchaient. Fredo Viola, Plaid et Rone passaient donc au même moment. Je faisais une croix sur Rone (pour la deuxième fois après les Nuits Sonores où je lui avais préféré Carl Craig), j’assistais quand même à 10 petites minutes de Fredo Viola avant de filer voir Plaid (pour qui j’avais principalement fait le déplacement avec The Orb).

Débute donc enfin le concert de Plaid. Ceux qui ne connaissent pas ont sans doute l’air d’assister à une performance de 2 nerds venus de la Sillicon Valley en train d’installer Windows 7 sur un ordinateur portable. Cela peut effectivement surprendre d’autant plus que les 2 membres de Plaid ont presque l’air gênés quand le public les applaudis, façon «Mince, on nous regarde !». Les vidéos projetés derrière eux permettaient heureusement de détourner l’attention et de confirmer que nous assistons bien à un live.

En plus, même si leur musique était la plus indansable de la soirée à cause de leurs rythmes au tempo destructuré, c’est paradoxalement là que le public bougeait le plus, leur musique étant relativement prenante.