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jeudi 28 mai 2009

Hollowave en page d'accueil de CQFD.com

Je vous parlais récemment sur ce lien de la mise en ligne de notre profil musical sur le site CQFD.com.

Et bien, à notre grande surprise aujourd'hui, nous avons été mis en avant sur la page d'accueil de ce site, ce qui nous a valu 15 000 écoutes en une journée.

Cliquez sur la capture d'écran ci-dessous pour accéder au site

ou sur l'image ci-dessous pour accéder directement à notre profil :

dimanche 24 mai 2009

Nuits Sonores 2009 – Nuit 1 – Carl Craig, Laurent Garnier, Josh Wink…

Comme tous les ans à cette époque, j’effectue désormais mon pèlerinage aux Nuits Sonores de Lyon. Contrairement au Printemps de Bourges, le festival s’annonçait cette fois sous de meilleures auspices : soleil et température estivale, entrée sur les lieux sans aucune attente et vigiles beaucoup moins tatillons qu’à Bourges (pas de confiscation d’appareil photo cette fois).

Dès mon arrivée, j’en profite pour prendre mes marques puisque la nuit 1 se déroule cette année au Marché de la Gare (le festival change généralement de lieu à chaque nouvelle édition) et qu’il faut repérer les 4 scènes où se produisent les nombreux artistes.

La première chose que l’on note et que la plupart des scènes sont en partie en plein air, ce qui permet de profiter de la musique sans suffoquer à cause de la chaleur.

La scène qui se démarque le plus est la n°3 qui est consacrée au label InFiné, le label fondé par Agoria. En effet, une structure architecturale qui évoque la forteresse de solitude de Superman sert de cockpit aux DJ qui se succèdent. Des effets de lumière que l’on doit à des rétro-projecteurs renforcent le côté insolite du lieu.

Le premier DJ à se produire ici est Arandel. Comme le public est encore clairsemé, il en profite pour passer des morceaux assez calmes et barrés, ce que j’apprécie beaucoup.

Je vais ensuite à la scène 1 où L’arbre à 3 Têtes, un groupe que je définirai comme electro-jazz-oriental, termine son live alors que tout le monde attend impatiemment Carl Craig, icône incontournable de la techno. Pour preuve, c’est en priorité pour lui que je suis venu (oui, je sais, il y avait aussi Laurent Garnier mais c’était déjà la 5ème fois que je le voyais alors que pour Carl Craig, c’était ma tou-toute première fois).

Le seul à priori que j’avais était que Carl Craig se produisait en tant que DJ alors que j’aurai préféré le voir en live. A ma grande surprise, cet à priori allait vite être balayé.

En effet, à peine son set commencé, Carl Craig a très vite dominé le public en l’emmenant là où il voulait grâce à une sélection pointue et éclectique. En peu de temps, on pouvait passer d’un morceau techno très froid à un morceau house jubilatoire dans la plus pure tradition d’Ibiza (dans le bon sens du terme).

Le meilleur passage restant pour moi son remix de In the trees de Faze Action. En plein milieu du titre, un break assez long nous laisse croire qu’il va passer à un autre morceau mais il rebalance la sauce avec la 2ème partie du remix. A ce moment là, c’est la pure folie dans la salle et il enfonce le clou en enchaînant avec The bells de Jeff Mills.

Pour vous donner le 10ème de la sensation que l'on pouvait ressentir, voilà ci-dessous le morceau de Faze Action remixé par Carl Craig.

Et, ci-dessous, quelques vidéos vous montrant l’ambiance de la soirée (même si le son ne rend pas grâce à la musique).

L’arrivée de In the trees

Un petit medley du set de Carl Craig avec le fameux morceau ambiance Ibiza qui arrive à 1 :40 mn

De réputation, Carl Craig est meilleur producteur que DJ. Pourtant, aux vues de ce que j’ai écouté ce soir là, Carl Craig en aurait beaucoup a démontré à de nombreux DJ qui, sans doute, maîtrisent parfaitement bien la technique mais qui ne prennent pas de risque sur la sélection ou qui restent inlassablement sur le même tempo tout le long de leurs sets.

Quoiqu’il en soit, Carl Craig avait bien chauffé la salle pour l’arrivée de Laurent Garnier qui prenait la suite.

Alors qu’il y avait suffisamment de place pour danser pour Carl Craig, la salle était très largement bondée pour l’arrivée de notre "Lolo national". Les autres scènes devaient être terriblement vide à ce moment là.

Comme au Printemps de Bourges, Laurent Garnier attaque fort avec Gnanmankoudji, son dernier single, suivi de Crispy Bacon, son tube incontournable que tout le monde est venu écouter en priorité. Pour preuve, la salle s’est vidé de 10 % une fois ce morceau passé.

Revivez l’ambiance de Crispy Bacon aux Nuits Sonores dans la vidéo ci-dessous :

"Lolo" prend ensuite des risques avec l’arrivée de Mic Flow qui chante Freeverse, un morceau hip hop sur son dernier album. Mic Flow est aussi une "beatbox humaine" et improvise un beat techno jubilatoire avant d’attaquer Freeverse. Et là, c’est 30 % de la salle qui se vide (sans doute des réfractaires au rap). J’entends un peu plus tard un festivalier disant à un de ses amis «oui mais là, il est en live, il est pas en DJ». Ce qui démontre que beaucoup de festivaliers sont venus uniquement pour la réputation de Laurent Garnier sans vraiment connaître l’étendu de sa musique.

Ceci étant dit, cette diminution du nombre de spectateurs dans la salle ne m’a pas dérangé puisqu’on pouvait enfin respirer et danser comme il se doit.

A peu de choses près, la playlist était à peu près la même qu’à Bourges (sauf qu’ici, on a eu droit à 4 ou 5 morceaux de plus). Ainsi, on ne passe pas à côté de Bourre-pif, morceau drum’n’bass du dernier album.

Laurent Garnier nous offre ensuite un morceau inédit qui sera sûrement remanié avant sa sortie officielle. Pour ma part, je trouve l’intro un peu longue jusqu’à ce que le thème, assez excellent, arrive. Voilà ci-dessous un extrait vidéo de ce passage.

Il termine son concert avec Pay TV. Enfin, c’est ce que tout le monde pense puisque le public vide la salle sans le rappeler en croyant que c’est fini et là, surprise, il revient avec son orcheste composé de Scan X, Philippe Nadaud, Benjamin Rippert et Philippe Anicaux pour jouer The man with the red face. Les festivaliers qui n’avaient pas encore quitté la salle font demi-tour et se ruent devant la scène pour profiter de ce classique dont voici un extrait vidéo live.

L’inconvénient des festivals avec plusieurs scènes, c’est qu’il y a souvent des artistes intéressants qui jouent en même temps.

Pour preuve, Carl Craig passait de 23 h à 1 h alors que Matmos jouait de 23 h 30 à 0 h 30 et Rone, quant à lui, était annoncé de minuit à 1 h. D’habitude, il y a souvent 2 artistes en même temps sur lesquels je dois faire un choix mais là, ça montait carrément à 3. Je décidais de zapper Matmos car j’avais lu des avis assez négatifs de leur concert. J’avais initialement prévu de voir la moitié du set de Carl Craig et de filer ensuite voir le live de Rone.

Comme vous l’avez lu, j’ai finalement tellement été emballé par Carl Craig que j’ai aussi fait une croix sur Rone. Tout ça pour dire que, une fois Carl Craig, Matmos, Rone et Laurent Garnier passés, les groupes et DJ qui restaient ne faisaient plus partie de mes priorités. Je vaquais donc de scène en scène pour y faire d’éventuelles découvertes.

Après quelques minutes de repos, je reviens vers la scène 3 consacrée au label Infiné. A ce moment là, c’est Clara Moto qui joue et c’est à l’opposé de ce que j’aime dans un DJ Set, c’est-à-dire une techno minimale livrée au kilomètre (tout l’inverse de ce qui m’a plu chez Carl Craig). Il y avait malgré tout un public suffisamment conséquent pour apprécier.

La sensation est à peu près la même avec Danton Eeprom qui jouie pourtant d’une bonne réputation (mais je ne suis peut-être passez objectif puisque la fatigue commençait à poindre et que je ne suis pas resté suffisamment longtemps le voir jouer).

Retour ensuite à la scène 1 où passe Radio Slave.

Et puis passage rapide devant la scène 2 où l’armée des bonbons met le feu avec des morceaux technos mixés à des titres rocks (je reconnais ici Prodigy, là, The Breeders).

Le temps défile tellement vite quand on s’amuse que je ne me rends pas compte que c’est déjà l’heure d’Agoria en DJ set sur la scène 3.

Avec Laurent Garnier, il commence à être l’un des DJ que j’ai vu le plus souvent puisque c’était déjà la 3ème fois ce soir là.

Voici un extrait vidéo de sa prestation où on voit bien le principe du décor dont je parlais tout à l’heure :

Enfin, peu avant de partir, je termine quand même avec Josh Wink dont la réputation a un peu baissé depuis la fin de la trance acid. Heureusement, il a quand même su se renouveler.

En tous cas, je n’ai pas dû venir le voir au bon moment puisque je rate le moment où il passe son tube Higher state of consciousness que j’ai découvert plus tard sur la vidéo ci-dessous :

A 5 h 30, la fatigue pointant le bout de son nez, je me dis qu’il est temps de quitter la soirée.

Comme l’an dernier avec Underworld, il me restera gravé l’excellent souvenir de Carl Craig pour qui mon admiration s’en retrouve encore une fois grandie.

Pour finir, je conseille fortement le dernier album de Laurent Garnier Tales of a Kleptomaniac, somme de ses albums précédents et, surtout, l’album bonus MP3 de 55 minutes assez excellent qui l’accompagne. Ce bonus est plus proche de The Cloud Making Machine et je le préfère même à celui-ci (j’en mettrais probablement un extrait dans ma prochaine playlist radioblog qui devrait être assez fournie).

dimanche 17 mai 2009

2 nouveaux titres en écoute sur CQFD.com et Epidermiq.com

Hollowave étend sa présence sur internet puisque nous sommes désormais présent sur les portails audio CQFD et Epidermiq.

A cette occasion, nous avons mis en ligne 2 nouveaux morceaux.

"Because we're scared" s'écoute sur CFQD.

cqfd.jpg

"Egassem eht tnes eh" s'écoute sur Epidermiq.

epidermiq.jpg

N'hésitez pas à laisser vos impressions ici même ou sur les sites en question.

samedi 16 mai 2009

Miss Kittin & The Hacker, Laurent Garnier, Etienne De Crecy – Printemps de Bourges 2009

Cette année, la soirée de clôture du Printemps de Bourges 2009 intitulée Rock’n’Beat Party (perso, m’en fous du rock, j’veux du beat) aura été mémorable à plus d’un titre… dans le bon et dans le mauvais sens du terme.

Mauvais à cause de la pluie et des ENORMES problèmes techniques.
Bon grâce à la «pluie» de groupes qui y déferlait : Miss Kittin and The Hacker, Laurent Garnier, Etienne de Crecy, Yuksek, Birdy Nam Nam, Digitalism…

Mauvais plan, je suis arrivé devant les grilles d’entrée au moment où tout le monde a eu la même idée. Il m’a donc fallu attendre une bonne demi-heure sous la pluie en évitant de se faire crever un œil par un parapluie. Perturbé par le temps, j’en oublie de planquer mon appareil photo qui me fût confisquer par un gardien (ce qui explique la faible quantité de photos de ce billet).

Vous noterez la stupidité d’interdire de prendre des photos avec un appareil ou une caméra alors que n’importe quel téléphone portable 3G en est aujourd’hui capable.

Je tiens également à souligner l’hypocrisie du Printemps de Bourges puisqu’un de leurs partenaires bien visible ce soir là n’était autre que Dailymotion, célèbre plateforme de partage de vidéo sur laquelle on retrouve une quantité astronomique d’extraits non officiels de concerts filmés par des fans (que l’on appelle désormais «pirates» par abus de langage).

Bref, j’attends impatiemment le début du live de Miss Kittin and The Hacker qui doit débuter à 22 h environ. La musique commence… Jusque là, tout va bien, le public est déchaîné (au passage, je tiens à dire à la bande d’énergumènes qui pogottent sur de la techno qu’ils ne doivent pas avoir tout compris à cette musique) et c’est encore pire au moment où arrive Frank Sinatra, le tube incontournable du duo dont vous pouvez écouter la version live de cette soirée ci-dessous :

Pendant le concert, je me rends compte à quel point leur musique est énormément influencée par le groupe Dopplerefekt (très peu connu mais très culte).

Un peu plus tard, c’est le drame. Miss Kittin and The Hacker coupe le son à cause d’un problème technique. Sur le moment, je n’étais pas inquiet car ce genre de souci est fréquent et ne dépasse pas 10 minutes le temps de trouver la panne. Et bien là, ce n’était malheureusement pas le cas ! C’est d’autant plus dommage que le live était retransmis en direct dans l’émission Alternatives de France Inter.

Je vous laisse écouter ci-dessous la pauvre animatrice en train de meubler (ça dure environ 3 minutes) alors que l’on entend les hurlements du public.

Apparemment, le problème venait du matos du Printemps de Bourges et non pas de MK & TH. Il semblerait qu’un mur d’enceinte a grillé. Le temps qu’il soit remplacé, une longue heure s’est écoulée. En conséquence, on a pas eu droit à la fin du live de MK & TH (alors qu’il restait encore au moins 4 morceaux) et Laurent Garnier (qui passait derrière) a dû raccourcir son live pour rattraper le retard.

Il faut aussi savoir que, ce soir là, les différents groupes étaient répartis dans 2 salles et que la programmation était originellement la suivante :

Miss Kittin & The Hacker : 22 h 05 > 22 h 55 (salle 2)
Laurent Garnier : 23 h 15 > 00 h 15 (salle 2)
Etienne de Crecy : 00 h 10 > 01 h 05 (salle 1)

J’avais donc originellement prévu de filer voir Etienne De Crecy dès la fin du live de Laurent Garnier. A cause de la panne et du retard accumulé en salle 2, j’étais face à un dilemme puisque Garnier allait largement déborder sur De Crecy… Je décidais de rester en salle 1. Heureusement, De Crecy a lui même commencé un peu en retard mais, du coup, je ne profite que de la moitié de son live (et je me sens un peu floué comme avec MK & TH).

Je reviens rapidement sur Laurent Garnier (dont je parlerai plus longuement dans un prochain billet puisque je vais le revoir aux Nuits Sonores). Je lui dis un grand MERCI d’oser passer des morceaux deep-house et drum n’ bass à l’heure de l’égémonie du beat 4/4. Les pogotteurs du début semblaient alors dubitatifs, l’air de penser : «Euh, comment ça se danse ?». Laurent Garnier a en tous cas bien compris les attentes du public (ou du moins, les miennes) puisqu’il dit dans une interview dans Tsugi : «Quand je joue deux heures sans changer le tempo, ça me dérange et je me dis que les gens s’emmerdent.» Si tous les DJ étaient sur la même longueur d’onde, ce serait le pied.

Son live terminé, je me rue dans la salle 1 pour voir Etienne De Crecy qui a une scène très particulière. Je vous laisse juger sur la vidéo ci-dessous :

Comme vous le voyez, c’est un mélange entre le décor de l’Académie des 9 et un rubix cube géant revisités à l’ère du Vee Jaying. Après la pyramide de Daft Punk et le cube de De Crecy, qui va nous pondre un globe ?

Je suis étonné en tous cas de constater à quel point sa musique est puissante en live alors qu’il me semblait toujours qu’il manquait un petit quelque chose lors d’une écoute domestique.

C’est ensuite au tour de Yuksek de prendre les commandes. Je lui ferai le même reproche qu’à Justice, à savoir que son live semble être une copie parfaite de son album. En même temps, c’est plus dur de faire un concert quand on a le répertoire d’un seul disque.

Le groupe Birdy Nam Nam prend la suite. Je les connaissais de réputation mais je n’avais pas encore entendu leur musique. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je pensais que ça ressemblait à du breakbeat alors qu’il ne s’agissait encore une fois que de techno 4 /4, efficace, certes, mais sans vraiment de surprise.

La nuit se termine avec un DJ Set de Digitalism qui joue beaucoup de Daft Punk (normal, ils sont fans) et pas mal de tubes house filtrée des années 90. J’entends dans le public «C’est vieux ça !». On s’en fout, le principal, c’est que ce soit bon (et puis ça fait du bien aussi d’entendre de temps en temps quelque chose qui sort des sonorités du moment).

Pour conclure, alors que l’on parle désormais d’electro (voir d’electroclash ou de «rock’n’beat» dans ce cas là), c’est bien à une soirée TECHNO à laquelle nous avons eu à faire.