Vendredi 18 mai dernier, alors que je devais me rendre avec des amis à Lyon au festival des Nuits Sonores, nous avons dû annuler notre venue à cause d’une maladie que j’ai chopé la veille. Vous pouvez voir un compte-rendu de l’édition 2006 en cliquant ici et .

Quelques jours après, j’apprenais la venue à Clermont-Ferrand de Gus Gus, l’un des mes groupes favoris, qui se présentait en concert dans le cadre du festival Europavox. Qu’à cela ne tienne, je me décidais à oublier le mauvais souvenir des Nuits Sonores en me rattrapant largement avec ce festival (d’autant plus que Cirkus, le groupe actuel de Neneh Cherry, et Agoria étaient prévus dans la même soirée).

Pour info, Europavox se présente comme un festival de musiques actuelles axé sur la diversité de la création européenne se déroulant en Auvergne et dans le Massif Central.

Les grosses têtes d’affiche du festival étaient bien sûr précédées de groupes moins exposés tels que Erik Sumo Band feat. Erzi Kiss qui ouvraient la soirée.

Leur prestation était tout à fait honorable et agréable mais j’avoue que leur style pop-folk me laissait malgré tout un peu de marbre. Leur sympathie et leur modestie ont cependant conquis le public.

Le groupe suivant, Fused Marc, m’enthousiasmait déjà largement plus. En effet, avant le début de leur prestation, l’écran géant laissait entrevoir leur fond d’écran d’ordinateur sur lequel on pouvait apercevoir le logo d’Amon Tobin, ce qui en disait long sur leur prestation à venir !

Je ne m’étais pas trompé. Fused Marc nous a livré une musique électronique sombre composée de beats dub et abstract hip hop, de longues plages ambient comme il est rare d’en voir en live, de riffs de guitares minimalistes et saturés ainsi que du chant aérien de leur chanteuse à fond dans son trip.

Ils m’ont nettement plus convaincu que leur père spirituel Amon Tobin que j’avais vu en DJ au dernier Printemps de Bourges (ceci dit, peut-on comparer une prestation de DJ et une prestation live ?).

C’était ensuite au tour de Cirkus, la grosse tête d’affiche de la soirée grâce à leur chanteuse Neneh Cherry (qui était bien mise en avant sur les tickets et les affiches), de se produire.

Cirkus, définis par les Inrocks comme le renouveau du trip-hop, nous a livré un live énergique à des lieux de ce style.

Hormis quelques passages dub qui rappelaient immanquablement Horace Andy grâce à la voix du chanteur de Cirkus qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, le reste de leur prestation était plutôt pop-rock voir même punk-rock (« we’re all punk-rockers !» comme s’amusait à le dire Neneh Cherry).

Pour le final, Neneh Cherry s’est quasiment jetée dans le public, ce qui a fini de déchaîner les quelques allumés qui pogotaient devant la scène.

J’attendais ensuite le groupe suivant avec une certaine appréhension. Rien que le nom Vive la fête me faisait un peu peur. Je m’imaginais déjà Patrick Sébastien en train de débarquer sur scène. Ceci dit, nous n’étions pas à l’abri d’une bonne surprise.

Malheureusement, j’avais raison. Alors que c’était rigolo les 5 premières minutes grâce à leur tenue excentrique, les 50 minutes suivantes me faisait dire « Vive… ment Gus Gus » ! Hasard du calendrier, j’ai reçu aujourd’hui le nouveau Trax qui chronique leur dernier album et qui résume assez bien ce que j’en ai pensé en les décrivant comme « la dictature du fun dans tout ce qu’elle a de plus triste ». Il y avait malgré tout quelques amateurs qui semblaient plus attirés par la petite culotte de la chanteuse que par sa voix.

Après cette épreuve assez pénible à supporter, c’était enfin au tour de Gus Gus d’arriver sur scène. Sur un fond techno énergique, Président Bongo, le leader du groupe, nous mettait dans l’ambiance avec sa voix de viking venu du froid.

Depuis leur début, les membres de Gus Gus ont une réputation de bêtes de scène que j’avais pu tester une première fois à Dijon (plus de détails plus bas) et qui ne se démentait pas ce jour-là. C’était avant tout une ambiance de rave party jubilatoire et survoltée qui se dégageait à ce moment-là dans la salle. Sur la photo, les fans auront reconnus Earth, chanteuse du groupe depuis leur quatrième album. On aperçoit aussi Biggi Veira aux consoles.

Les choristes étaient également mises à contribution pour ajouter au caractère festif du concert avec leurs tenues délirantes.

Daniel Agust, chanteur du groupe depuis le début, se prêtait facilement au jeu des photos après avoir joué au gogo-dancer.

Un gros plan sur Earth qui était visiblement contente de l’enthousiasme communicatif de la salle.

La prestation de Gus Gus se termine déjà par une version revisitée du morceau Moss, leur single actuel, chanté par Daniel Agust.

Alors que le concert de Vive la fête m’a semblé duré 3 heures, celui de Gus Gus m’a donné l’impression de filer en 5 minutes tellement le moment que j’ai passé était agréable.

Heureusement, il m’en reste un court souvenir avec la vidéo que vous pouvez voir ci-dessous. Je vous préviens, c’est filmé depuis un téléphone portable donc ça ne dure que 25 secondes, le son est pourri et les pixels de l’image sont aussi gros qu’un rubix cube. Vous aurez malgré tout une petite idée de l’ambiance qui se dégageait à ce moment-là.

Vous pouvez aussi écouter 3 morceaux de Gus Gus sur ma radioblog en cliquant sur « Ecouter la radio » dans le menu en haut à gauche. Comme ceux-ci risquent d’être remplacés bientôt, je vous propose aussi un mp3 directement dans cette note. En cliquant ci-dessous, vous pourrez écouter le morceau Lust enregistré en live au Festival Electronic Beats à Vienne en 2005.

Heureusement, la relève était à la hauteur grâce à Agoria qui prolongeait l’ambiance rave enclenchée précédemment par Gus Gus.

J’avais déjà vu récemment Agoria en DJ au Printemps de Bourges et j’ai pu constater qu’il se débrouillait aussi très bien en concert (d’autant plus que c’était seulement sa deuxième prestation de ce type puisque son baptême du feu s’est déroulé au festival des Nuits Sonores quelques jours avant).

Le VJaying était aussi à la hauteur grâce des visuels magnifiques.

Et voilà, la soirée se clôture peu après le nouveau single d’Agoria, les violons ivres, dont voici un petit extrait vidéo rubix cubé.

Voilà aussi un MP3 de son hymne techno Code 1026.

Comme je le disais plus haut, c’était la deuxième fois que je voyais Gus Gus en concert. Je me suis donc replongé dans mes photos de l’époque et je me suis rendu-compte que j’avais gardé le ticket d’entrée du premier live que j’avais vu d’eux. J’ai eu la surprise de voir que celui-ci date d’il y a 8 ans quasiment jour pour jour ! C’était donc le dimanche 6 juin 1999 à la Vapeur à Dijon. Bonjour le coup de vieux !

En ces temps préhistoriques du deuxième millénaire, les appareils photos numériques n’existaient pas. Comme la pellicule n’était pas infinie et qu’il n’y avait pas d’écran de contrôle, il fallait donc obligatoirement mettre le flash pour s’assurer d’avoir une photo à peu près réussie à la sortie. Vous ne profiterez donc pas des jeux de lumière et des visuels diffusés sur les écrans géants sur les photos suivantes.

En première partie, c’est Khan qui ouvrait le bal. En plus de sa prestation électro, il n’a pas hésité à faire don de sa personne en exécutant un strip-tease qui préfigurait la folie de Philippe Katerine. Il faut aussi préciser que Khan est un ami de Gus Gus et qu'il tourne souvent avec eux.

Pour ceux qui ne l’auraient pas reconnus, voici Daniel Agust que l’on voit sur les photos plus haut avec la barbe et les cheveux mi-longs.

Ici, c’est Magnus Jonsson, qui a depuis quitté le groupe.

Magnus Jonsson et Daniel Agust.

A gauche, je pense qu’il s’agit de Biggi Veira. A droite, un ancien membre qui semble être Siggi mais je ne suis pas sûr.

A ce jour, les 2 lives de Gus Gus auxquels j’ai assisté restent mes meilleurs souvenirs de concert. Comme on dit, jamais deux sans trois mais j’espère que je n’aurai pas à attendre 8 ans pour les revoir !

P.S : vous pouvez aussi voir plein de clips, photos, lives, etc... de Gus Gus sur leur site et sur leur espace Myspace.